Introduction
Pendant que le reste – et les dix tribus sont incluses ici – attend la délivrance de l'Éternel, il persévère dans la prière. Nous trouvons trois fois la prière : « Ramène-nous ; fais luire ta face, et nous serons sauvés » (versets 4, 8, 20). Cette prière est adressée
à « Dieu » au verset 4,
au « Dieu des armées » au verset 8 et
à l'« Éternel, Dieu des armées » au verset 20.
Les noms de Dieu indiquent une augmentation de la révélation de sa puissance. Cela a à voir avec l'augmentation de l'intensité de la prière du reste. La prière du reste peut se résumer par les paroles « fais luire ta face ». Nous trouvons la réponse à cette prière au Psaume 81.
Nous pouvons diviser le psaume comme suit :
1. Dans leur prière, le reste se comparent à des brebis sans pouvoir qui ont besoin du berger pour être sauvées (versets 2-3).
2. Ils se voient comme un peuple dont la prière n'atteint pas Dieu à cause de sa colère (versets 5-7).
3. Ils se voient aussi comme une vigne piétinée par les sangliers (le roi du nord) de la forêt et brûlée par le feu (versets 9-17).
4. C'est pourquoi leur seul espoir est tourné vers l'Homme de la main droite de Dieu. La main droite symbolise sa puissance (versets 18-19). Celui qui a dit : « Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Mt 28:18), est le seul capable de délivrer (cf. Apo 5:1-10).
1 Suscription
1 Au chef de musique. Sur Shoshannim. Témoignage d’Asaph. Psaume.
Pour une explication de « au chef de musique », se reporte au Psaume 4:1.
Pour une explication de « sur Shoshannim » ou : « sur les lis », se reporte au Psaume 45:1 et au Psaume 60:1. Au Psaume 60, « sur Shushan » ou : « le lis » est au singulier (Psa 60:1).
Il s'agit d'un « témoignage » au sens d'une révélation que quelqu'un fait ou de ce que quelqu'un transmet sur ce qu'il a vécu. C'est un mot différent du mot « témoignage » qui apparaît dans la suscription du Psaume 60.
Pour une explication de « d'Asaph. Psaume », se reporte au Psaume 50:1.
2 - 4 Prière pour le salut
2 Berger d’Israël ! prête l’oreille. Toi qui mènes Joseph comme un troupeau, toi qui es assis entre les chérubins, fais luire ta splendeur ! 3 Devant Éphraïm, Benjamin et Manassé, réveille ta puissance et viens nous sauver ! 4 Ô Dieu ! ramène-nous ; fais luire ta face, et nous serons sauvés.
Dans Asaph, le reste fidèle s'adresse au « berger d'Israël » (verset 2). Par le passé, l’Éternel a conduit son peuple hors d'Égypte en tant que berger par l'intermédiaire de Moïse et d'Aaron (Psa 77:21). Israël est le troupeau que Dieu lui-même a fait paître (Psa 79:13). Prophétiquement, cela s'accomplira lorsque l’Éternel lui-même fera paître Israël et prendra soin de lui (Ézé 34:23). Ici, Israël représente à la fois les deux tribus et les dix tribus (Ézé 37:15-28).
Le nom 'berger' comme nom de Dieu apparaît pour la première fois dans la bénédiction de Jacob à Joseph (Gen 49:24). Joseph, qui représente les dix tribus, est fortement mis en avant. Les deux tribus et les dix tribus sont maintenant unies (cf. Ézé 37:15-16 ; Apo 7:4-8). Le reste vient des deux tribus et des dix tribus. Ce seul reste est tout Israël qui est sauvé au temps de la fin (Rom 11:26).
Ils demandent à Dieu de prendre note de leur détresse, car ils ont l'impression qu'Il a détourné son oreille d'eux. Dans la deuxième ligne du verset, ils Lui disent qu'Il « mène Joseph comme un troupeau ». Joseph, le père d'Éphraïm et de Manassé, représente ici tout le peuple. Cela ressort clairement du parallèle avec la première ligne du verset où Israël est mentionné. Le reste des deux et des dix tribus se considère comme les brebis qu'Il a fait sortir d'Égypte dans le passé. Mais ils sont dans le besoin et manquent de la protection du berger. Seul un brebis de son troupeau peut faire appel à Dieu en tant que Berger.
Il « est assis entre les chérubins ». Autrefois, le lieu de rencontre avec Dieu se trouvait entre les deux chérubins sur le propitiatoire (Exo 25:22). Il a dû abandonner cet endroit à cause de l'infidélité de son peuple (Ézé 9:3 ; 10:4,18,19 ; 11:23). Le reste le comprend. Cependant, l'Éternel est toujours assis sur les chérubins dans le ciel.
Le reste demande maintenant à l'Éternel, par le psalmiste, de revenir sur la terre (cf. Ézé 43:1-5). Son apparition signifie également le salut pour son peuple (versets 3-4).
Les reste Lui demandent de faire luire sa splendeur, ce qui signifie qu'Il agit ouvertement en tant que gouverneur dans les ténèbres qui règnent maintenant. Son apparition dissipe les ténèbres. Le cri « fais luire ! » concerne l'apparition de l'Éternel sur la terre pour juger et sauver (cf. Psa 50:2 ; 94:1).
Celui qui gouverne le monde habite parmi son peuple entre les chérubins sur l'arche (Exo 25:22 ; 1Chr 28:18 ; Ézé 10:1), qui au verset 3 sont appelés « ta puissance ». Le reste appelle Dieu à réveiller sa puissance (cf. Nom 10:35-36 ; Psa 35:23), c'est-à-dire à se lever et à agir contre les ennemis pour les délivrer de leur emprise.
Éphraïm, Benjamin et Manassé campent dans le désert sous la même bannière, celle d'Éphraïm, du côté ouest du tabernacle (Nom 2:17-24). Ce sont les tribus qui partent le camp pendant le voyage à travers le désert et qui campent immédiatement après avoir démonté et dressé l'arche (Nom 10:21-24). Ils vivent, avec les Kehathites, avec l'arche, ou la puissance de Dieu, juste sous leurs yeux.
En eux, nous voyons aussi le peuple tout entier représenté : Éphraïm représente le royaume du nord, Benjamin celui du sud. Une partie de Manassé habite au-delà du Jourdain. Il représente les deux tribu et la demi-tribu. Les trois noms sont ceux des descendants de Rachel qui seront rétablis dans le pays (cf. Jér 31:15).
La demande que les dix tribus adressent à Dieu est de les ramener sur leur pays (verset 4). Elles se trouvent désormais hors de leur pays à cause de leur infidélité. Par leur demande, elles reconnaissent qu'elles n'ont ni le droit ni le pouvoir de retourner sur le pays et de bénéficier de ses bénédictions. En même temps, leur demande implique que Dieu peut le faire dans sa grâce et qu'Il en a aussi le pouvoir. Elle exprime la confiance en la grâce et en la puissance de Dieu.
Par la demande « fais luire ta face », ils demandent à Dieu d'être à nouveau présent parmi eux. S'il est avec eux, « nous serons sauvés ». Ils associent par la foi sa présence parmi eux à leur salut de leurs ennemis. S'Il est présent, les ennemis fuiront ou seront vaincus.
L'expression hébraïque « fais luire ta face » signifie que la face sourit avec bienveillance et miséricorde, par opposition à une face sombre ou en colère. Le psalmiste avait sans aucun doute à l'esprit la bénédiction sacerdotale de Nombres 6 (Nom 6:24-26 ; cf. Psa 31:17 ; 67:2).
Nous savons de Jean 1 que Dieu ne peut donner sa grâce que parce que la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. De sa plénitude, nous recevons grâce sur grâce, en tant que chrétiens et en tant que reste d'Israël à l'avenir (Jn 1:16-17).
5 - 8 Jusques à quand ?
5 Éternel, Dieu des armées ! jusqu’à quand ta colère fumera-t-elle contre la prière de ton peuple ? 6 Tu leur as fait manger un pain de larmes, et tu les as abreuvés de larmes à pleine mesure. 7 Tu as fait de nous un sujet de contestation pour nos voisins, et nos ennemis se moquent [de nous] entre eux. 8 Ô Dieu des armées ! ramène-nous ; fais luire ta face, et nous serons sauvés.
Le reste s'adresse à l'« Éternel, Dieu des armées » (verset 5). Il est l'Éternel, c'est-à-dire le Dieu de l'alliance. Telle est leur relation avec Lui, même s'ils ne vivent pas actuellement cette relation. Il est aussi le « Dieu des armées », le Dieu qui se tient au-dessus de toutes les puissances célestes et terrestres, bonnes et mauvaises.
Ils Lui posent la question qui les tourmente : « Jusqu’à quand ta colère fumera-t-elle contre la prière de ton peuple ? » Ils reconnaissent que leur besoin est le résultat de la colère de Dieu et que celle-ci est la conséquence de leurs péchés. Cette situation est conforme à l'alliance. Mais la question qui les tourmente est « jusqu’à quand ? » Dieu ne cesserait-Il pas de se mettre en colère à un moment donné ? N'est-Il pas le berger de son peuple ? Ils peuvent s'attendre à ce qu'Il les fasse paître (Psa 79:13), ce qui signifie qu'Il leur donnera de la nourriture et de l'eau rafraîchissante (Psa 23:1-2).
Mais quelle nourriture et quelle boisson recevront-ils de Lui ? « Tu leur as fait manger un pain de larmes, et tu les as abreuvés de larmes à pleine mesure » (verset 6). C'est un 'repas' particulièrement difficile à digérer. Boire ses propres larmes est une chose amère. C'est la conséquence de suivre sa propre voie. Nous pouvons aussi penser au fait que la souffrance du peuple est si grande à cause de ses péchés et du rejet de Christ que le Seigneur lui-même a versé des larmes à ce sujet (Lc 19:41-44).
En même temps, c'est aussi un 'repas' salutaire, car il vient de la repentance de leurs péchés. Qu'ils doivent boire « à pleine mesure » signifie que Dieu en détermine la mesure. Le mot hébreu pour « mesure » signifie littéralement un tiers, c'est-à-dire un tiers d'épha (environ 36 litres), soit douze litres. Leur donner douze litres de larmes à boire, c'est beaucoup.
En plus de cela, il y a ce que leurs voisins, les peuples voisins, disent d'eux (verset 7). Ils se contestent pour savoir lequel d'entre eux peut le plus profiter de leur misère. En même temps, ils s'amusent beaucoup ensemble de la misère qui s'est abattue sur eux. Ils se moquent entre eux.
Mais Dieu n'est-Il pas le « Dieu des armées » (verset 8), le Dieu qui est au-dessus de toutes les armées terrestres et célestes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises ? Une fois de plus (cf. verset 5), le psalmiste invoque l'Éternel, le Dieu de l'alliance, en insistant maintenant sur sa puissance d'agir en faveur de son peuple. Qu'Il le ramène dans son pays et dans ses bénédictions. S'Il fait luire sa face, c'est-à-dire s'Il les accepte et vient à eux, ils seront sauvés. Ils en sont certains.
La question n'est pas de savoir si Dieu peut le faire, mais s’Il le veut (cf. Mt 8:2-3). Il ne fait aucun doute dans leur esprit que Dieu le peut. Après tout, ils L'appellent le « Dieu des armées ». Mais Dieu veut-Il aussi user de grâce envers eux ? C'est ce qu'ils Lui demandent. Pour nous, croyants du Nouveau Testament, cela ne fait aucun doute. Nous sommes assurés de la richesse de sa grâce, que nous avons reçue « de sa plénitude [...] grâce sur grâce » (Jn 1:16).
9 - 14 La vigne d'Israël
9 Tu as transporté d’Égypte un cep de vigne ; tu as chassé les nations et tu l’as planté ; 10 tu as préparé une place devant lui, il a enfoncé ses racines et a rempli le pays. 11 Les montagnes étaient couvertes de son ombre, et ses sarments étaient [comme] des cèdres de Dieu ; 12 il étendait ses rameaux jusqu’à la mer, et ses pousses jusqu’au fleuve. 13 Pourquoi as-tu rompu ses clôtures, de sorte que tous ceux qui passent le pillent ? 14 Le sanglier de la forêt le déchire, et les bêtes des champs le broutent.
Asaph rappelle à Dieu ses actes de grâce en délivrant son peuple d'Égypte. Dieu a transporté Israël d’Égypte comme « un cep de vigne » (verset 9 ; cf. Osé 10:1a ; Ézé 19:10). Le fruit de la vigne, le vin, représente la joie. En Égypte, le peuple ne pouvait pas être une joie pour Lui. Cela n'était possible que dans le pays qu'Il avait choisie comme le sien. C'est pourquoi Il « a chassé les nations » et Il « l'a planté » (cf. Deu 7:1 ; Exo 23:28). Ésaïe, qui chante un cantique sur le peuple de Dieu comme une vigne, le dit ainsi : Il « en ôta les pierres » (Ésa 5:1-2).
Nous trouvons ici, résumée en quelques versets, la longue histoire d'Israël à l'aide d'une parabole. Elle souligne que l'histoire d'Israël est due aux actions de l'Éternel. Il les a transporté, comme nous le lisons dans le livre de l'Exode. Il a chassé les nations, comme nous le lisons dans le livre de Josué.
Dieu n'a pas simplement planté la vigne, son peuple, n'importe où, mais Il « a préparé une place devant lui » (verset 10 ; Jér 2:21). Dieu fait toujours cela. Avant de placer l'homme au paradis, Il a préparé cette place pour lui (Gen 2:8). Il a tout bien préparé. Parce que le Seigneur Jésus veut nous amener à la maison du Père, Il est d'abord allé là-bas pour nous préparer une place (Jn 14:2-3).
Dieu a tout fait pour planter la vigne afin qu'elle porte des fruits abondants (cf. Ésa 5:2a ; 57:14). Il l'a ensuite « enfoncé ses racines ». En conséquence, elle « a rempli le pays ». Tout parle de son soin pour sa vigne, afin qu'Il puisse en jouir pleinement. Il a planté Israël dans une place qu'Il avait préparé. Il a béni Israël, afin que le peuple prenne racine et remplisse le pays. Il a étendu ses sarments jusqu'à la mer. Cela nous amène à la période des règnes de David et de Salomon.
La croissance de la vigne était son œuvre. Cette croissance, c'est-à-dire la croissance de la population, était abondante. « Les montagnes » au sud « étaient couvertes de son ombre » (verset 11). Cela indique une population nombreuse. Il est aussi devenu un peuple puissant, « ses sarments étaient [comme] des cèdres de Dieu », des cèdres du Liban au nord (cf. Nom 24:6 ; Ps 104:16).
La croissance est aussi visible d'ouest en est. « Il étendait ses sarments jusqu'à la mer » (verset 12), c'est-à-dire la Méditerranée à l'ouest et la mer Rouge à l'est. Il en est de même pour « ses jeunes pousses jusqu'au fleuve », qui désigne l'Euphrate. Telles sont les limites de la région qu'Israël possédera dans le royaume de paix, conformément à la promesse que Dieu a faite aux pères (Gen 15:18 ; Deu 1:7-8 ; 11:24). Cette croissance démographique et cette expansion territoriale ont été présentes pendant une courte période du temps de Salomon (1Roi 4:20 ; 5:4).
Après que Dieu eut fait tout cela pour son peuple, le reste se demanda pourquoi Il a rompu ses clôtures qu'Il avait bâtie autour de son vignoble (verset 13 ; cf. Ésa 5:5). La raison en est donnée dans le psaume précédent (Psa 79:8 ; cf. Ésa 5:1-7). Une clôture sert à protéger. Dieu détruit cette protection. Il le fait par l'intermédiaire des Babyloniens qui détruisent Jérusalem. La ville est ouverte. « Tous ceux qui passent » peuvent piller à leur guise.
« Le sanglier » est un animal impur (Lév 11:3-4,7) et représente les nations (verset 14). Les nations sont sortis de « la forêt », c'est-à-dire de leur propre territoire, pour déraciner Jérusalem de ses fondations. Les nations sauvages sont venus prendre possession de tout ce qu'ils considèrent comme ayant ne serait-ce qu'une valeur. Ainsi Jérusalem a été « broutée » et il n'y a plus rien de comestible, plus rien de valeur.
De nombreuses nations ont foulé aux pieds Jérusalem. L'Assyrie est une préfiguration de ce qui se passera dans le futur. Dès l'époque de Nebucadnetsar, nous constatons qu'aux temps des nations (Lc 21:24) de nombreuses nations ont régné sur Jérusalem et ont foulé aux pieds la ville. Dans le futur, l'Assyrien prophétique, le roi du nord, fera cela.
15 - 17 Visite ce cep de vigne
15 Ô Dieu des armées ! retourne, je te prie ; regarde des cieux et vois, et visite ce cep de vigne, 16 la plante que ta [main] droite a plantée, et la jeune pousse que tu avais fortifiée pour toi. 17 Elle est brûlée par le feu, elle est coupée ; ils périssent, parce que tu les réprimandes.
Le reste supplie maintenant Dieu, le « Dieu des armées », de revenir sur son pays (verset 15). Revenir - littéralement 'se convertir' en hébreu - signifie que l'Éternel rétablira l'alliance (Jér 31:31-33). Nous savons par le Nouveau Testament que cela se produira grâce à l'œuvre du Seigneur Jésus à la croix (Héb 8:1-13). Et par grâce, le peuple retournera aussi vers l'Éternel (verset 19 ; Osé 3:5).
Ils invoquent Dieu en tant que « Dieu des armées » parce que les armées des nations ont détruit Jérusalem. Dieu est au-dessus de toutes les armées, non seulement celles d'Israël, mais aussi celles des nations, ainsi qu'au-dessus de toutes les armées célestes, bonnes et mauvaises.
Le reste demande à Dieu de regarder « des cieux », où Il habite, et de voir ce qui se passe sur la terre. Qu'Il visite à nouveau « ce cep de vigne », c'est-à-dire qu'Il regarde avec compassion son peuple. Après tout, c'est « la plante que ta [main] droite a plantée » (verset 16 ; Exo 15:6,17). Cela rappelle ses relations initiales avec son peuple. Il a utilisé sa main droite, la main du pouvoir, pour le planter. Cette main est sûrement tout aussi forte aujourd'hui ?
La traduction néerlandaise de la Bible que nous utilisons traduit la deuxième partie du verset 16 comme suit : « Le fils que tu avais fortifiée pour toi. » Israël est appelé « fils » à plusieurs reprises (Exo 4:22 ; Osé 11:1). Cela reflète la relation profonde de Dieu avec son peuple. Israël, en tant que vigne, est censé être une joie pour Dieu. Il souhaite trouver cette joie en le peuple, en tant que son fils. Il veut que le peuple soit un « fils de son plaisir » pour Lui.
Dieu a fortifié Israël. Fortifié signifie 'élevé'. Le psalmiste fait appel à Dieu en se basant sur ce que Dieu a fait dans le passé. Après tout, Il a planté Israël comme une vigne, Il est le propriétaire d'Israël. Après tout, Il a élevé Israël comme un fils. Il est le Père d'Israël. N'est-ce pas une raison pour rétablir l'alliance ? Alors qu'Il regarde des cieux et visite Israël, sa cep de vigne et son fils.
Cependant, ce fils n'a pas apporté la joie à Dieu. C'est pourquoi la vigne a été non seulement brûlée (cf. Ezé 15:1-5 ; Jn 15:6), mais aussi coupée (verset 17). Le reste se rendent compte que cette situation est survenue « parce que tu les réprimandes ». Dieu a dû les punir pour leur aversion et leur rébellion. Sa présence parmi eux exigeait cette action, car Il ne peut aller de pair avec leurs péchés. Cela s'applique à la fois aux péchés du peuple ici et aux péchés de l'ennemi du peuple (Psa 75:9 ; 76:7).
Israël a échoué en tant que fils. Le Seigneur Jésus a pris la place d'Israël en tant que Fils (cf. Osé 11:1 ; Mt 2:11). Il est aussi la vraie vigne (Jn 15:1), c'est-à-dire à la place de la vigne Israël, et donne au Père la joie qu'Il a cherchée en vain chez Israël. Lorsque la relation entre le Seigneur Jésus et Israël aura été rétablie par la conversion du peuple, Dieu trouvera sa joie en ce peuple.
18 - 20 Le Fils de l'homme
18 Que ta main soit sur l’homme de ta droite, sur le fils de l’homme que tu as fortifié pour toi : 19 Et nous ne nous retirerons pas en arrière loin de toi. Fais-nous revivre, et nous invoquerons ton nom. 20 Éternel, Dieu des armées ! ramène-nous ; fais luire ta face, et nous serons sauvés.
Le reste demande à Dieu que sa main soit sur « l'homme à ta droite », c'est-à-dire le Seigneur Jésus (verset 18). La droite symbolise à la fois le pouvoir et l'honneur. Le Seigneur Jésus est la puissance de Dieu et occupe maintenant la place d'honneur au ciel, à la droite de Dieu (Psa 110:1). La main droite de Dieu repose sur Lui. Il est le Messie. En Lui, Dieu accomplira son œuvre de salut.
Sur le chemin de Bethléhem, Rachel donna naissance à un bébé. Alors qu'elle était mourante, elle le nomma Ben-Oni, ou « fils de ma peine ». Jacob, cependant, changea son nom en Benjamin, ou « fils de [ma] droite » (Gen 35:16-20). Nous trouvons ici une belle représentation du Seigneur Jésus, qui est venu souffrir et mourir en tant que « Fils de peine » et donner sa vie en rançon pour beaucoup. Il a ensuite été ressuscité d'entre les morts, est monté au ciel et est devenu l'Homme de la main droite de Dieu (cf. Ps 110:1).
À Lui, le « fils de l'homme », Dieu a donné toute autorité dans le ciel et sur la terre (Mt 28:18). Dieu L'a fortifié pour lui-même. Il s'appelle souvent « Fils de l'homme » dans les Évangiles. C'est le nom de son humiliation, mais aussi de son élévation (Mt 26:64). Il tire son nom de ce psaume et de Daniel 7, où ce nom apparaît aussi (Dan 7:13).
Ce que le reste demande au verset 18 se produira dans le futur. Alors la main de Dieu reposera ouvertement sur 'l'homme de sa droite', Christ. Quand Christ viendra en tant que Fils de l'homme et commencera à régner, ils ne se retirerons plus de Lui, car ils seront fermement liés à Lui (verset 19 ; Jér 31:33 ; 32:40). Ils seront sauvés dans la vie et invoqueront son nom, ce qui signifie qu'ils L'adoreront.
Dans le dernier verset, ils s'adressent à l'Éternel, le nom de Dieu dans sa relation avec son peuple (verset 20). Dans la foi, le reste L'appellent par ce nom. La relation entre Dieu et son peuple n'a pas encore été rétablie, mais ils regardent vers celui qui a fait alliance avec eux. Il doit les ramener dans cette relation. Cela se produira quand Il sera de nouveau présent avec eux, quand Il fait luire sa face sur eux. Alors ils seront sauvés et recevront les bénédictions promises.
Après avoir prié pour le rétablissement à Dieu au verset 4 et au Dieu des armées au verset 8, ils prient ici, au verset 20, pour le rétablissement à l’Éternel, Dieu des armées. Le fait qu'ils prient maintenant à l'« Éternel » signifie qu'ils font appel à la relation d'alliance entre Dieu et son peuple. Nous savons que cette relation est rétablie par le sang de la nouvelle alliance, versé par le médiateur, l'Homme de la main droite de Dieu, le Fils de l'homme.
Psaume 81